Olivier Quesnel

 Du côté de ma mère, mon grand-père
est un descendant en ligne directe
du personnage dont il est question dans ces pages.

 

J'ai mis ici une histoire traitant du premier Quesnel venu au Canada car je connais sa lignée, mais il est aussi question du premier Pilon et c'est incroyable mais ces deux mecs étaient natifs de la même ville française et ils ont tous deux des descendants dans la famille. La mère d"Albert Quesnel a épousé d'abord Aristide Quesnel et ensuite William Guillaume Pilon.

Sources: Le livre de la généalogie des Quesnel, par Albert Quesnel...
Du château de France à l'Amérique

LES QUESNEL AU CANADA DEPUIS 3 SIECLES

PREMIERE GÉNÉRATION:

1. OLIVIER QUESNEL, né en 1651, fils de Pierre et de Marie Poulard était âgé d'environ 24 ans lorsqu'il partit de la ville de Bayeux pour s'établir à Montréal.
Quoique la famille Quesnel existât déjà à Bayeux au seizième siècle, Pierre Quesnel et Marie Poulard ne se sont pas mariés dans cette ville et leurs enfants n'y sont pas nés, ce qui ne les empêchent pas d'y être venus s'établir plus tard puisque c'est de cette ville de Bayeux, paroisse de St-Malo, qu'Olivier Quesnel est partit pour Mmtréal. Il avait adopté le métier de son père, armurier. La première fois que son nom est mentionné dans les Archives Nationales du Québec, c'est en l'année 1676 lorsque les armuriers de Villemarie décidèrent de se former en association pour fêter Saint-Eloi, leur vénéré patron. L'histoire de cette corporation avec toutes ses viscissitudes a été racontée par Monsieur E.Z. Masicotte.
Au mois de septembre 1677, Olivier Quesnel est armurier au Fort Frontenac, sous le cavelier de la Salle. Les séjours qu'il dut faire dans les différentes garnisons en compagnie des principaux négociants de fourrures de l'époque développèrent chez lui le goût du commerce. Le succès aidant, il devint, d'après le Juge D. Girouard, un Marchand important de Lachine. En 1701, il avait même un comptoir à Détroit. S'il faut juger de l'importance de son commerce par la solidité de sa raison de pierre qu'il construisit pour l'abriter, ce commerce devait être considérable, puisque la maison existe encore aujourd'hui très bien conservée, elle porte le numéro civique 697 de la rue St-Joseph à Lachine.
Le 14 janvier 1680, Olivier Quesnel passe son contrat de mariage devant le notaire Maugue. La future épouse, Catherine Prud'hmme, est la fille du défunt Honorable Louis Prud'homme, vivant capitaine de milice de Villemarie, et de Roberte Gadois. Les témoins qui assistent au contrat démontrent la considération dont jouissent les futurs époux, savoir de la part d'Olivier Quesnel: Messire Gabriel Souart, un des prêtre du Séminaire de St-Sulpice de Paris et ancient curé du dit Villemarie, Messire J. B. Migeon, avocat en parlement, bailli, Juge civil et criminel de l'Ile de Montréal et demoiselle Catherine Gauché son épouse, le sieur Jacques Leber, bourgeois de cette ville, le sieur Abreham Bouat aussi bourgeois, Jean Paris, maître menuisier.
De la part de Catherine Prud'homme- Louise Maugé, sa grand'mère, Roberte Gadois, sa mère, Pierre Verrier, son beau-père, sieur Jean Martinet dit Fonblanche, maître-chirurgien et Marguerite Prud'homme sa femme, ses beaux-frères et soeurs.- Pierre Prud'homme son frère, Jeanne Prud'homme sa soeur, Pierre Gadois et Jeanne Bédard sa femme, oncles et tantes, Agathe St-Père sa cousine, sieur Jacque Lemoyne son parrain, Catherine de la Vaux sa marraine, demoiselle Françoise Picotté de Belestre, Marguerite Lemoyne sa cousine et Marguerite Godé sa cousine. (P.S. Voir l'histoire du procès de Pierre Lemyne, sieur d'Iberville, accusé du rapt et séduction de Jeanne Geneviève Picottée de Belestre en 1687, la soeur de Françoise Picotté de Belestre mentionnée ci-haut.
Le lendemain, le 15 janvier, le mariage était célébré en l'église Notre-Dame de Montréal, encore en présence des principaux notables de la ville.
Avant son mariage, Olivier Quesnel avait acquis la terre numéro 441 du terrier de Lachine ( 896 du cadastre officiel) et c'est sur cette propriété qu'il s'établit et éleva une nombreuse famille.
Le recensement de 1681 donne les renseignements suivants: Olivier Quesnel, 30 ans, Catherine Prud'homme sa femme 20 ans: Deux fusils, une vache, quatre arpents en valeur.
Le 20 septembre 1685, Monseigneur de Laval, lors de sa visite pastorale, détermina les limites de la paroisse de Ste-Anne du Bout de l'Ile, commençant à la Pointe-Claire inclusivement et finissant par delà la Pointe du Bout de L'Ile. Lors de cette visite l'évêque était accompagné de Jean Quénet, habitant du dit lieu, d'Olivier Quesnel marguillier de Lachine, de Jean de Lalonde, marguillier de la paroisse de St-Louis, de M. Dallier supérieur du séminaire et vicaire général et de M. Remy curé de Lachine et missionnaire de St-Louis.
A cette date, 1685, Olivier Quesnel, quoique âgé seulement de 34 ans, avait mérité assez la confiance de ses concitoyens pour être choisi marguillier à une époque où cette charge requérait beaucoup de tact et de jugeant. (Voir requête contre le sieur Etienne Guyotte, curé de Lachine, accusé d'avoir mis hors de l'église François Lenoir dit Rolland à Montréal en 1676). Cette nomination est le meilleur certificat de parfaite honorabilité qu'Olivier Quesnel pouvait laisser à ses desccendants et la meilleure preuve de l'estime et de la considération que lui témoignaient ses contemporains.
L'année 1689, connue dans les annales canadiennes par le nom de l'année du massacre, fut une année de deuil pour tous les habitants de la colonie et particulièrement pour ceux de Lachine, à cause du massacre fait par 1,500 iroquois dans la nuit du 5 au 6 août. Lachine comptait alors une soixantaine d'habitations et une population d'environ 320 âmes.
D'après le témignage de M. de Belmont, contemporain et prêtre du séminaire:
"Il (les iroquois) exercèrent tout ce qu'il savaient de cruauté et se surpassèrent eux-mêmes laissant les vestiges d'une barbarie inoui; des femmes empalées, des enfants rôtis sur des cendres chaudes, toutes les maisons brûlées, tous les bestiaux tués, 90 personnes amenées furent brûlées cruellemnt et immolées à la vengeance des iroquois."
Olivier Quesnel dut éprouver quelque émotion au cours de cette nuit terrible, sut bien se défendre, aucun des membres de sa famille qui se composait alors de sa femme et de quatre enfants dénombrés comme suit: Jean Baptiste 7 ans, Jacques François 5 ans, Jean Pierre 2 ans et Charles 2 mois, ne fut molesté. Son voisin, Nicolas Ozane perdit deux enfants.
Olivier Quesnel fut inhumé à Lachine le 15 mai 1719. Catherine Prud'homme son épouse décéda à Montréal le 24 juin 1736, et fut inhumée le lendemain dans le "cimetière proche de l'église". Elle était née à Montréal le 26 mars 1661.
A la lecture de l'acte de sépulture de Catherine Prud'homme, nous constatons que les porteurs sont des ecclésiastiques, il ne faut pas s'en étonner car la maxime alors reconnue est "tout par l'église dans l'église" et Mgr Harley dans un règlement de 1683 avait fixé à 20 sols les honoraires de chacun des prêtres qui portent le corps,
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Les villages de nos ancêtres par Marcel Fournier

Bayeux, ville d'origine de Louis Fortier,
Antoine Pilon et Olivier Quesnel

Deux attraits de Bayeux : la tapisserie de la Reine Mathilde et la cathédrale Notre-Dame

 

Bayeux, cité de tradition

La ville de Bayeux est située dans le département du Calvados en Normandie. La ville a été tour à tour une capitale gauloise, une cité romaine avant de devenir une cité de traditions religieuses, riche en maisons et en hôtels des XVe au XVIIIe siècles.
La vieille ville est concentée sur la rive droite de l'Aure, un petit fleuve côtier, qui prend sa source dans le Bessin. Bayeux compte aujourd'hui 15000 habitants nommés Bayeusains ou Bajocasses. Bayeux a été la première ville de France à être libérée par les troupes alliées, le 7 juin 1944.

Berceau des ducs de Normandie

Bayeux, ancienne ville gallo-romaine, puis évêché depuis le VIe siècle, a été prise successivement par les Bretons, les Saxons et les Normands. En 905, Bayeux devient le berceau de la dynastie des ducs de Normandie par la naissance de Guillaume Longue-Épée qui sera à l'origine de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, récit raconté avec détails sur la célèbre tapisserie de la Reine Mathilde. La ville a été dévastée à plusieurs reprises lors des invasions
normandes de la Guerre de Cent Ans (1356) et les guerres de Religions.

Les deux principaux attraits de Bayeux

La cathédrale Notre-Dame, édifiée au XIe siècle et la tapisserie de la Reine Mathilde, qui date de la même époque, sont sans contredit les deux attraits de la ville de Bayeux.

La Cathédrale Notre-Dame, appelée la "mère-église" par les Bayeusains, a été érigée au XIe siècle sur l'emplacement d'un temple romain. Remaniée du XIIe au XIXe siècle, la cathédrale est un bel exemple de l'école gothique normande. Les deux flèches romanes et la célèbre tour-lanterne du patriarche domine le paysage du haut de ses 80 mètres. La crypte du Ile siècle et la salle capitulaire, de la fin du XIIe siècle, constituent les éléments importants d'une visite de la cathédrale.

La tapisserie de la Reine Mathilde, somptueuse broderie, probablement confectionnée en Angleterre dès le XIe siècle, raconte les suites du serment non tenu de Bayeux par lequel Harold reconnaissait les droits de Guillaume à la succession d'Édouard le Confesseur. Cette longue bande dessinée raconte l'épopée normande en 58 séquences constituant ainsi un précieux document sur l'histoire du Moyen Âge.

Bayeux à l'époque de la Nouvelle-France

Sous l'Ancien Régime, Bayeux était la capitale du Bessin, un vicomté, un bailliage et le siège d'une amirauté et d'une maréchaussée. La ville relevait du parlement de Rouen et de l'intendance de Caen. Avant la Révolution française, Bayeux comptait au moins treize paroisses dont celles de Saint-Laurent, Saint-Patrice et Saint-Malo.

C'est au monastère des Augustines de Bayeux que se dessina, en 1645, la vocation de Catherine de Saint-Augustin pour les missions de la Nouvelle-France.

Les pionniers Bayeusains

Parmi les dix pionniers originaires de la ville de Bayeux, six se sont établis dans la vallée laurentienne au XVIIe siècle tandis que quatre l'ont fait au XVIIIe siècle. Nous vous présentons les notices biographiques de Louis Fortier, Antoine Pilon et Olivier Quesnel, tous trois arrivés au XVIIe siècle. Ces pionniers ont laissé une importante descendance jusqu'à nos jours.

 

Antoine Pilon a été baptisé dans la paroisse Saint-Patrice, ville de Bayeux, le 24 juin 1664, de l'union de Thomas Pilon, boucher et de Madeleine Ruault. Il arrive en Nouvelle-France dans des circonstances inconnues. Antoine Pilon épouse, à Montréal, le 10 janvier 1689, Marie-Anne Brunet, née à Champlain, en 1672, fille de Mathieu Brunet et de Marie Blanchard. Leur contrat de mariage avait été rédigé par le notaire Claude Maugue le 2 janvier précédent. Treize enfants naissent de cette union entre 1689 et 1711. Après avoir résidé à Montréal et Laprairie, le couple Pilon se fixe à Lachine puis à Pointe-Claire. C'est dans cette paroisse que décède Antoine Pilon le 22 janvier 1715. Sa veuve se remarie quatre ans plus tard au meunier Laurent Gaudin. La maison ancestrale d'Antoine Pilon existe toujours à Pointe-Claire. Robert Prévost a rédigé la biographie d'Antoine Pilon dans son volume 2 de la série "Portraits de familles pionnières".


Olivier Quesnel dit Fontblanche, né vers 1651, originaire de la paroisse Saint-Malo, ville de Bayeux, de l'union de Pierre Quesnel, maître armurier, et de Marie Poulard. Il arrive en Nouvelle-France vers 1675 comme arquebusier et armurier. Le 25 mai 1676, il est confirmé à Montréal par Mgr de Laval. Olivier Quesnel épouse à Montréal, le 15 janvier 1680, Catherine Prud'homme, née en1661, fille de Louis Prud'homme et de Roberte Gadois. Le Notaire Claude Maugue avait rédigé leur contrat de mariage la veille de la cérémonie religieuse. Douze enfants naissent de cette union entre 1681 et 1705 à Montréal. Olivier Quesnel, qualifié tantôt d'armurier, tantôt d'agriculteur, décède à Lachine le 15 mai 1719 à l'âge de 75 ans. Sa femme décède à Montréal le 24 juin 1736.


Longueuil, le 28 mars 1999
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Le Parchemin
8 Avril 1704 (Mtl)

Lepailleur de LaFerté, M. (1701-1732)

Engagement de Jacques Quesnel (18 ans), par Olivier Quesnel, maître
arquebusier, de Lachine, à Claude St Olive, apothicaire, de la ville de
Villemarie.

Doc #: 17040408PA018549