Dans mon dernier article je parlais de nos amis les Chinois et de l’Oeuvre de la Sainte Enfance au Québec, qui vendait des cartons avec la photo d’un enfant prétendument chinois, carton qui servait à collecter des fonds pour venir en aide aux enfants du monde.
Bien sûr, dans ces années-là, pour ma part je parle entre 1948 et 1954, nous ne connaissions pas grand chose et la technologie venait à peine en 1952, de nous donner la télévision. Nous étions encore sous la coupe de l’Église qui nous vendait sa salade du mieux qu’elle pouvait.
Est-ce que de nos jours cela serait possible? Je crois bien que non.
Très vite les tollés se feraient entendre car on y verrait rapidement une attitude raciste.
Mais alors, les temps étaient bien différents et rien ne s’opposait à ce que l’Église utilise la photo de quelques enfants chinois pour ramasser des fonds. En fait, il ne devait pas y avoir là, d’attitude raciste au départ. Tel n’était pas l’objet de ces cartons. La Chine était si loin, si inaccessible, si mystérieuse. Vendre des petits chinois n’apparaissait pas être une idée raciste ou offensante. En fait on ne vendait pas des petits chinois, on vendait des cartons sur lequel symboliquement il y avait une photo d’un enfant chinois. Le carton coûtait 0.25 cents et permettait au donneur, de « baptiser » l’enfant d’un prénom français et de mettre un visage sur un enfant qui bénéficierait de cet argent pour qu’il puisse manger, se vêtir et s’instruire, sinon se faire endoctriner. J’écris sur ce sujet pour que les jeunes du 21e siècle sachent ce qu’était alors les méthodes de collecte de fonds dans le bon vieux temps.
C’est aussi pour démontrer le chemin parcouru depuis 50 ans.
Aujourd’hui, la Chine a grandement progresée et s’est hissée au deuxième rang des puissances mondiales. C’est elle en 2008 qui pourrait vendre des cartons avec la trombine de petits américains ou canadiens afin de collecter des fonds pour leur venir en aide dans le subventionnement d’athlètes pour les prochains Jeux Olympiques, car les canadiens en auraient grandement besoin alors que les américains auraient besoin de sous pour se faire soigner ou payer leur dette nationale.
Voici donc ce qu’avaient l’air, ces cartons vendus par l’Oeuvre de la Sainte Enfance.

