Nous sommes présentement confronté à une phase de froid intense.
Hydro-Québec demande à la population de réduire ses besoins en électricité pour éviter que son réseau tombe en panne.
Toujours le même discours!
On demande toujours aux petits, aux pauvres, aux simples citoyens, de se serrer la ceinture. Pourtant quelles sont les demandes de ces citoyens en comparaison des demandes des entreprises, des commerces, des édifices à bureau du Centre-Ville de Montréal?
Un journaliste racontait justement hier que la région entre Montréal et Québec, bordant le fleuve de chaque côté, était celle où la nuit, l’éclairage était le plus vif sur la Terre. Les grandes villes et Montréal la première, éclairent fortement leur territoire. Les édifices à bureaux de Montréal demeurent éclairés toute la nuit, y compris le siège social d’Hydro-Québec et son gros Q.
Je me demande pourquoi, en ces périodes de grand froid du moins, ces gens ne démontreraient pas leur sens des responsabilités en éteignant 80% des lumières parfaitement inutiles. Il y a des efforts à faire de la part de plein d’organismes qui dépensent inutilement l’électricité, avant de demander aux simples citoyens de sauter une douche ou un lavage de vêtements.
Il me semble que l’on s’attaque toujours aux mêmes.
Les gros, les riches, les entreprises qui dépensent le plus – on ne leur demande rien.
C’est aussi comme ça pour l’impôt, pour le recyclage, pour l’écologie, etc…
On est devant une crise économique mondiale. Il faudra que les riches, les biens nantis, les entreprises, comprennent qu’ils ne peuvent pas constamment consommer, sous prétexte qu’ils ont du fric et qu’ils peuvent payer. Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas.