Partout dans le monde, l’indignation augmente.
Est-ce que les indignés ont tort?
Seuls les responsables des causes de ces indignations peuvent affirmer avec véhémence que oui, ils ont tort.
Les indignés auraient tort de s’indigner!!!
Il faudrait donc tout subir et fermer sa gueule.
Ne jamais rouspéter, ne jamais dire qu’une décision, qu’un geste, qu’une loi, qu’un style de gestion, qu’une mauvaise administration des fonds publics, qu’une apparence de corruption évidente, qu’une hausse éhonté des profits au détriments des salariés, ne soient pas contestables.
Pire, encore, que les peuples soumis à des dictatures évidentes devraient laisser faire.
Que des peuples dits démocratiques, mais dont les élus qui gouvernent en ayant obtenus moins de 35% des votes totaux de la population apte à voter, se prévalent du fait qu’ils ont obtenu un gouvernement majoritaire, et affirmer qu’ils ont la légitimité d’agir et faire ce qu’ils veulent alors qu’ils ne représentent que 35% de cette population.
Et que devant ces gestes la population ne doive pas s’indigner.
Laissant, qui, les uns matraquer et tuer leur peuple, les autres prétendre être démocratique et agir arbitrairement en passant des lois qui déplaisent à la majorité de la population.
Dans ce cas, ils diront que la population n’avait qu’à aller voter massivement.
Oui, mais le peuple en a marre de la politique telle qu’elle se fait maintenant dans les pays dits démocratique. Avec tous les scandales, les dépenses faramineuses, la taxation à outrance au lieu de la saine gérance, les peuples ont atteints leur seuil d’écoeurantite aigüe et comme ils sont souvent mal informés parce que les journaux, les médias électroniques, sont tous plus ou moins à la solde de la finance et des gouvernements de par les uns qui les financent au travers la publicité et les autres qui les subventionnent, le peuple n’entend que ce que veut bien leur dire la finance.
Quant aux gouvernements… on sait bien qui est-ce qui dirige…. encore la finance, car de plus en plus les campagnes électorales coûtent des fortunes et les politiciens comptent sur un financement qui ne viendra certes pas de la poche des pauvres.
Alors, on banalise le discours des écoeurés, on traite les indignées de subversifs, de sans-abris (remarquez que ce n’est pas une honte d’être un sans-abri – la honte ce sont ceux qui causent leur situation. Aucune société saine d’esprit n’aurait des sans-abris abandonnés au froid de nos hivers) mais aux yeux des riches, que vaut un sans abri… il ne vote même pas… remarquez que parfois cela fait mieux leur affaire que personne ne vote….
Tiens, si personne ne vote… on est dans quel sorte de régime.
Il ne faudrait pas que l’on minimise les gestes des gouvernements municipaux qui ont démolis les installations des indignés de 2011. Encore une fois, on matraque ceux qui contestent. Pourtant ne dit-on pas que nous avons droit à notre opinion et que justement ce droit est acquis en régime démocratique. Avons-nous le droit oui ou non?
Si oui, pourquoi alors empêcher les gens de s’en servir? Ce droit est-il limité en terme d’heures ou de minutes et passé le temps ainsi défini (défini dans la tête du maire par exemple) on le retire!!!
Je m’indigne donc ce matin devant le manque d’indignation de la population envers les indignés qui furent bannis des lieux publics par les gouvernements qui se sont fait dire par la finance qu’elle était indignée de voir toute cette indignation s’étaler devant ses bureaux.
L’indignation aurait une fin si l’exploitation des humains cessait
Je me souviens de cette formidable farce que racontait Chose, dont j’ai malheureusement oublié le nom.
Il demandait:
« Qu’est-ce que le communisme? »
– C’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme! disait la voix.
« Qu’est-ce que le capitalisme? »
– C’est le contraire, disait-elle.
Ha! bon, je viens de comprendre….