Le 6 janvier, dans ma jeunesse, c’était la fête des rois.
Nous fêtions tous cette journée rappelant la visite des rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, venus d’Orient en suivant l’étoile de Bethléem, pour aller rendre hommage à Jésus né dans une crèche entre un boeuf et un âne. Ils emportèrent des cadeaux précieux, soit de l’or de l’encens et de la myrrhe.
Je ne vois pas pourquoi ils emportaient de si précieux cadeaux à remettre à des gens simples et pauvres comme Joseph et Marie, qui n’eurent d’autres endroits que la crèche pour se loger.
Il m’apparaît que ce soit plutôt une légende urbaine qu’autre chose.
Toujours est-il que ce jour-là, la tradition voulait que l’on partage la galette des rois et cela permettait de coïncider l’événement à une sorte de soirée où nous dansions et buvions entre amis et parents. La maîtresse de maison avait cuisiné deux galettes, une pour les femmes dans laquelle, elle avait pris soin d’insérer avant la cuisson, une fève et dans l’autre pour les hommes, un pois. Elle servait alors un morceau de la galette à chacun des invités et celui et celle qui trouvait l’un de ces items devenait le roi et la reine de la soirée.
Cette fête traditionnelle catholique est disparue du folklore québécois et je ne connais pas personne qui la célèbre aujourd’hui. J’ajouterais même que rares sont les jeunes de moins de 35 ans qui la connaissent.