Ce discours, il revient alors que le gouvernement Harper est maintenant majoritaire au pouvoir au Canada.
Souvenez-vous que Harper est avant tout un Réformiste et que le Parti Conservateur a fusionné avec le Parti Réformiste, ces gens de droite sinon d’extrême droite. Et ils ont conservé le nom de Parti Conservateur car autrement, ils n’auraient pas été élus au Canada. Les Réformistes sont donc au pouvoir au Canada et leurs idées sont à des années-lumières des idées des Québécois et même des Canadiens en général. La preuve qu’il est toujours un réformiste, voyez le nombre de réformes qu’il fait ou envisage de faire depuis qu’il est majoritaire.
Pas étonnant alors que par la bande de P-H Boivenu, Harper s’affaire à distiller ses idées de droite pour plaire à sa base et profiter ainsi de sa majorité (qui n’en est pas vraiment une, puisqu’il n’a pas recueilli 51% des votes) pour remettre en question d’anciennes idées et tenter de faire passer des vessies pour des lanternes. Il a su bien choisir son homme. Boisvenu n’est pas celui qui peut parler sans émotion devant la peine de mort. Il a vécu une grande et terrible épreuve qui le rend inapte à être le porte-parole du gouvernement dans ce domaine. À moins que cela plaise au gouvernement. Que cela lui rende service par la bande.
Logiquement, un gouvernement censé n’aurait pas nommé Boisvenu dans un poste de sénateur et lui confier une telle mission. Il est bien évident que l’homme n’est pas éligible. Posons-nous la question. Serait-il apte et choisi comme jury dans une cause de meurtre? La réponse est évidente.
La peine de mort est une notion barbare et seuls les barbares s’en servent. Des barbares comme Kadhafi, comme Moubarak, comme El-Assad, ou les autres tyrans de la planète qui n’ont aucune considération pour l’être humain. Bien sûr, certains diront que ceux qui sont contre, n’ont jamais été confrontés à l’assassinat d’un membre de leur famille. Hé bien cela est un argument de faible. Quand on sait comment la Justice est faite, que l’Histoire connait déjà de nombreux cas d’erreurs judiciaires qui ont pendu plusieurs innocents, on ne peut pas ignorer que ça pourrait se reproduire. Quand on aime l’Humain, quand on croit à un état de droit et à la réhabilitation, on ne peut pas envisager la peine de mort, qui est une solution finale. Une fois mort, l’innocent découvert après coup n’a aucune chance de récidiver, mais il est mort pour rien.
Boisvenu tient un discours ambigüe. Il croit que chaque criminel devrait avoir une corde dans sa cellule, puis il tente de se rétracter en affirmant que lui comme bien d’autres, se sont fait avoir par les politiciens en abolissant la peine de mort. Mais le pire, c’est qu’il ose affirmer que le gouvernement pourrait sauver 10 millions en exécutant les Schafia alors que son projet de loi C-10 exigera des milliards au Canada pour bâtir des prisons et garder plus de récidivistes plus longtemps en prison, sans compter que ces prisons sont en réalité des écoles du crime qui préparent les jeunes délinquants à une vie de récidiviste au lieu de les réhabiliter comme on le fait au Québec.
Décidément, il existera de plus en plus de raisons pour que le Québec sorte de ce Canada réformiste.
Si la question était de savoir si on réhabilite la peine de mort, la réponse serait NON, point final.
Mais la question devrait être pourquoi a-t-on élu ce gouvernement?