
Il était peut-être mal engueulé, il avait la rage au coeur devant ce qu’il considérait comme incompréhensible que les québécois ne se sentent pas plus concernés, ni ne désirent avoir un pays plutôt que de se soumettre aux règles d’Ottawa. Mais ce monsieur en apparence dur-à-cuire, était un homme sensible et amoureux de son Québec, de la langue française et de tous ceux et celles qui aimaient aussi ce Québec et assez fort pour vouloir comme lui que ce Québec devienne un pays où les décisions concernant la langue et la culture, seraient prises par les concernés et non considéré comme une partie d’un tout.
Pour lui, était québécois, celui ou celle qui vivait ici en français, participait à la vie socio-culturelle en français d’abord et accordait une importance primordiale à conserver au Québec l’exclusivité des décisions de la vie courante en donnant la place à la langue française.
Ce monsieur nous a quitté un peu tôt, trop pour que son rêve se réalise de son vivant.
Je crois qu’il était suffisamment logique pour savoir que cela n’aurait pas lieu, mais il n’a jamais perdu espoir.
Qui remplacera ce gars-là?
De moins en moins de candidats se pointent.
Il reste peu d’hommes ou de femmes capables de soulever les foules vers cette ardeur peu commune de patriotisme québécois.
On blâme souvent des gars comme Falardeau ou Michel Chartrand d’employer un langage ordurier, blasphématoire ou de s’attaquer vigoureusement à certains individus. Même si je suis de ceux-là, je comprends quand même pourquoi cela existe. Ces individus sont toujours des purs et durs. Il croient fermement dans leur option et surtout ces « David » savent à quel point ils se battent devant Goliath. Ce Goliath c’est la finance, c’est donc aussi le gouvernement et forcément ces entités détiennent le pouvoir et le fric. Ils font ce qu’ils veulent et ordinairement ils ne font pas ce qu’ils devraient. Tout est fait dans le monde démocratique, pour profiter à certains individus et le peuple paye les impôts.
On comprend vite quand on regarde un gars comme Michel Chartrand qui a donné sa vie à défendre les travailleurs et malgré qu’il y ait eu de nombreux changements de comportement dans les lois (qui sont dû probablement à 90% à ses interventions et sa ténacité) il reste beaucoup à faire. Il s’est battu pour que les lois changent afin de protéger les travailleurs, alors que ses demandes allaient de soi. Finalement, quand tu te rends comptes que rien ne bouge, tu finis par en avoir plein ton voyage et tu commences à changer ton discours. Pourquoi les politiciens, les fonctionnaires et les patrons ne prenaient-ils pas les devants et n’offraient-ils pas des changements qui semblaient pourtant raisonnables?
Falardeau c’est pareil. Il a maintes fois démontré à quel point le Québec se faisait fourrer et on l’a vu nous aussi, ne serait-ce que la nuits des longs couteaux où René Lévesque a été trahi, pour savoir que même un homme comme René Lévesque, le Canada ne l’a pas respecté dans cette affaire comme tant d’autres. Combien de fois Falardeau a-t-il dû se battre pour le financement de ses films?
Bref, les adversaires de ces individus savent quoi faire et ont le pouvoir de le faire, pour décourager, mettre des bois dans les roues, retarder, allonger, aller en appel devant les tribunaux, ce qui finit par exaspérer les battants qui dès lors n’en pouvant plus et n’ayant pas les moyens de leurs adversaires, en viennent à s’attaquer aux individus qu’ils considèrent responsables de la situation et emploient un langage qui leur nuit et qui permet à leurs adversaires de les dénigrer, en les démolissant devant le peuple qui n’aime pas vraiment ce genre de propos.
Je reste convaincu que Falardeau a fait beaucoup pour le Québec, tant par son oeuvre cinématographique, que ses nombreux écrits et même ses discours.
Salut Falardeau! Si, là où tu es, tu peux encore aider, au moins surveille ton langage. Peter là-haut est très frileux devant l’emploi de vocabulaire scatologique, ordurier ou blasphématoire.