Suite aux excuses du gouvernement canadien envers les Peuples des Premières Nations, m’est revenu en mémoire quelques autres réflexions qui m’apparaissent essentiel de poursuivre.
Et si nous songions seulement aux excuses que devraient recevoir les Acadiens pour la déportation que subirent leurs ancêtres, pour l’assassinat de milliers des leurs, pour la perte des propriétés, les fermes brûlées et ensuite distribuées aux Britanniques qui s’en emparèrent allègrement.
Et si nous songions encore aux excuses que devraient recevoir les Français pour l’envahissement et la guerre que leur firent les Britanniques sur le sol du Canada d’alors que l’on nommait mieux, la Nouvelle France. Pour avoir tué dans cette guerre, des milliers de soldats français et/ou canadiens, des milliers de civils, femmes, enfants et vieillards, qui n’en avaient totalement rien à foutre de cette guerre perpétrée par les Britanniques, de ce désir effréné de ces gens qui aspiraient à posséder l’Amérique entière et qui se firent un devoir de voler par la force une partie de cette Amérique, aux Français, aux Canadiens qui vivaient ici en paix avec les différentes tribus, les différents peuples autochtones, dans un monde merveilleux où ils avaient créés une nouvelle France.
Il me semble qu’il serait temps que des excuses soient aussi faites aux Québécois qui virent leurs ancêtres déportés ou pendus ou volés de leurs terres parce qu’ils se révoltèrent contre l’ennemi en 1837-38, les descendants de ces mêmes Britanniques qui volèrent ce pays par la force et qui imposaient leur loi, déniant toute démocratie sous le couvert d’une pseudo-démocratie, puisqu’ils offraient plein de possibilités lesquelles demeuraient sous leur coupe, puisqu’ils étaient les seuls à diriger ce pays en vertu de manigances qui rendaient nulle la véritable démocratie, soit, le vote du peuple.
Quand on parle de démocratie, il faut savoir de quoi on parle. Nous, peuple du Québec, sommes un peuple conquis par la force des armes en 1760, par les Britanniques qui n’avaient aucun droit d’agir ainsi et donc qui n’ont pas plus de droits aujourd’hui de garder ce peuple sous son joug.
Non seulement des excuses s’imposent dans tous ces cas, mais encore, un rétablissement de la situation s’impose aussi et même si nous avons perdu à jamais ce grand territoire qui nous appartenait autrefois, il m’apparaît essentiel qu’on laisse au moins à ce peuple français québécois, son indépendance afin qu’il se réalise lui-même dans sa propre langue et sa culture.