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La politique d’affichage des prix.

La politique d’affichage des prix. Posted on 20 décembre 2008Leave a comment

Mise en place pour contrer les entreprises qui pourraient abuser les clients, elle ne sert que ceux qui osent défier les marchands.

Pour sauver de l’argent le lobby des marchands exigeait du gouvernement le droit de ne plus étiqueter chaque article du prix qu’il coûte. On peut le comprendre, cela représente un coût important. Cependant, le consommateur qui se pointe à la caisse doit avoir l’assurance que le prix que la caisse indique sur la facture est bel et bien le prix de l’article tel que mentionné sur l’étiquette figurant sur la tablette où le consommateur a pris l’article et bien lu le prix.

Ce n’est pas toujours le cas. Il y a de nombreuses erreurs et le marchand le sait, mais il ne corrige pas nécessairement le prix quand un client lui démontre l’erreur. Le marchand se contente alors de rembourser 10$ au client si l’article coûte plus de 10$ ou donne l’article au client si l’item coûte moins de 10$.

Un certain vendredi dans une épicerie près de chez-moi, nous constatons ma femme et moi que la caissière nous facture 6.99$ pour un fromage cheddar en vente à 4.99$ Devant notre dénonciation, elle nous donne le fromage. Le lendemain, ma femme qui a oublié d’acheter des oeufs, me demande d’aller en chercher. En passant devant le comptoir de fromage, me vient l’idée de tester la caissière à nouveau question de voir si le prix a été changé dans l’ordinateur du magasin. Je prends un fromage et rendu à la caisse, même stratagème, le prix est toujours à 6.99$ et j’empoche à nouveau un fromage gratuit. Le dimanche matin, je dis à ma femme que je retourne tester le magasin. Elle me prend pour un fou, mais j’y vais quand même, résultat: un troisième fromage gratuit en trois jours.

Hier, nous magasinons des jouets pour les enfants pour Noël. Nous achetons pour environ 125$ de jouets.
Le dernier article à passer sous le lecteur optique est facturé à 12.99$ alors que je sais pertinemment qu’il est mentionné à 9.99$ sur la tablette où je l’ai pris. Il y a foule aux caisses et s’objecter fera rugir le monde derrière. Qu’importe, j’avise la caissière de mon désaccord. Elle demande en criant à la deuxième caissière si elle sait le code car le client (moi) prétend que ce n’est pas le bon prix. Évidemment, tous les clients derrière nous, comprennent que ça va être long et ils sont déjà impatients.

L’autre caissière dit ne pas savoir le code ni le prix de cet article. Notre caissière empoigne le micro et demande qu’une employée aille vérifier le prix. On attend. Quelques minutes plus tard la réponse arrive dans l’oreille de notre caissière qui reproduit à tue-tête la réponse de sa consoeur. « Y’a pas de prix à 9.99$ » et elle nous dit que nous avons dû prendre l’article dans une autre caisse, les articles étant tous mêlés. Je passe pour un entêté qui cherche à obtenir une réduction. Ma femme avise qu’on ne prend pas l’article. Je suis frustré et je n’en resterai pas là. Je dis: « Non, je veux l’article et je vais aller voir moi-même. » J’avise la fille qui a vérifié l’article et lui demande de venir voir avec moi. Rendu devant la tablette en question, je lui montre la caisse avec le prix de 9.99$ et deux articles dans la caisse identiques à celui que je souhaite acheter. Elle dit qu’elle ne l’a pas vu. Comment une employé payée pour vérifier les prix peut-elle être aussi négligente à moins que  l’employeur demande aux employés de ridiculiser le client pour qu’il abandonne. Elle avise la caissière que le prix de 9.99$ est bel et bien indiqué et qu’il y a un article dans la caisse. Deux; que je réplique, Deux; qu’elle répète à la fille. Je retourne à la caisse; la caissière me dit: « OK; on va vous le laisser à 9.99$. » 

Pas question dis-je, vous aller appliquer la politique d’affichage des prix et me rendre l’article gratuitement. Une autre caissière sur les lieux qui semblait plus expérimentée et qui parlait avec notre caissière ajoute qu’elle n’y peut rien. Alors je gueule plus fort et demande qu’un gérant, voire le président se pointe. C’est alors qu’un homme me demande de ne pas parler si fort et qu’il n’endurera pas que ses employés se fassent parler fort. Je lui rappelle que si je parle fort c’est que je me fais niaiser depuis 15 minutes et que j’en ai marre. Il exige que j’aille lui montrer la cause de mon argumentation. Devant l’exposé des faits et les preuves irréfutables il retourne aux caisses et avise que l’on me donnera l’article. Mais il ne dit pas que c’est une erreur de leur part et tous les clients témoins de l’argumentation ont déjà quitté. 

Résultat: Les marchands savent y faire.
Ils mettent plein d’efforts à faire en sorte que le client abandonne et ne fasse pas de vagues, voire, que le client paye sans rechigner, malgré qu’il est dans son droit, ou que le cleint se contente de payer le prix réel sans pénalité pour le marchand. Le marchand continue à facturer plus cher  sans rien changer dans son ordinateur. L’erreur le sied bien et pas question de changer quitte à donner un article une fois à l’occasion. 

De nos jours personne ne vérifie ses factures et les prix qu’on leur demande. Le client paye et quitte, trop pressé de poursuivre sa route.

C’est bien vrai que les Québécois ne veulent plus de référendum, ils ne veulent plus dépenser leur énergie dans quoi que ce soit. Ils en dépensent déjà trop à travailler pour des entreprises qui exigent d’eux jusqu’à la dernière goutte de leur sueur quand ce n’est pas leur sang. Ils voient les routes défoncées, les ponts qui tombent, les stationnements intérieurs qui s’écroulent, le système de santé en décrépitude, et j’en passe. Alors imaginez si l’exactitude des prix ou les référendums ça les intéressent. Les marchands savent que les clients ne se préocuppent pas des prix, comme les politiciens savent que les Québécois s’abstiendront d’aller voter et qu’ils payeront sans se révolter. Ils chialleront peut-être mais ne feront rien pour gagner leur point.
Ils ne se battent pas les Québécois. Je ne dis pas qu’ils ne se battent plus, car ils ne se sont jamais battus.
Ce sont des mauviettes, comme l’affirmat Gille Peroulx, ils encaissent voilà tout.
Pas étonnant ensuite de voir aller des Vincent Lacroix et mêmes les Américains se payent leur Masdoff…….

Quelle honte! Quelle déception! Plus que ça, le Pape perd la foi!

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