Je ne crois pas que je vais soutenir un blogue de photos. Mais parfois on a la chance de saisir un instant d’éternité et quand ça arrive, on souhaite le partager.
Juste avant Noël nous faisions des courses au Marché Atwater. On n’entendait que des nouvelles déprimantes sur la situation financière mondiale, les pertes d’emplois, bref, rien de trop réjouissants pour cette période qu’on nomme « le temps des fêtes ». Puis, je me retrouve devant ce magnifique kiosque de fruits et mon appareil justement dans la poche de mon parka.

J’ai saisi ce moment de bonheur, d’abondance, pour ne pas dire de jouissance.
Je me suis dit alors que j’en avais de la chance de vivre ici, dans ce magnifique Québec.
Pas de guerre, pas de bombes, pas de famine, puis… je me suis dit que tout cela devait sûrement être un mirage.
Car voyez-vous, je me suis souvenus que même ici, il y avait des guéguerres, des petites bombes puantes, mais aussi des famines, des enfants qui ne mangent pas, des familles qui ont froid, des pères qui perdent leur emploi ou n’en trouve pas depuis une mèche.
Oui, nous en avons de la chance, mais combien de nos concitoyens souffrent ?
Pendant ce temps là, les financiers de la Terre nous demandent de leur venir en aide, de renflouer leurs coffres pour les milliards disparus dans leurs poches via des salaires faramineux payés aux grands dirigeants qui en même temps demandaient à leurs employés de se serrer la ceinture.
Merde… quand est-ce que ça va changer ?