La Planète est en danger. Elle l’était déjà d’un point de vue écologique, elle l’est maintenant d’un point de vue économique.
Si nous en sommes rendus là du point de vue économique, il me semble que c’est en grande partie à cause de l’appétit effréné pour le fric que les riches de la Terre ont développés.
Cet appétit, il s’est développé comment ? Se pourrait-il que ce soit à cause des lois qui donnent tous les droits aux citoyens sans qu’ils aient à fournir des devoirs pour y accéder ?
De nos jours, ce sont les droits qui priment. Nous sommes dans une société mondiale de droits, mondiale du point de vue richesse s’entend, car du point de vue pauvreté, les droits ne sont pas vraiment là, sauf le droit d’avoir froid, d’avoir faim, d’être au chômage, de perdre le peu qu’on possède, de payer et en prime de fermer sa gueule.
Dans cette société de droits des riches par contre, tous les droits sont là, surtout de s’approprier les richesses naturelles des pays pauvres, de faire plein de fric, d’engranger des milliards, de se payer des salaires faramineux, des bonis au rendement époustouflants, des parachutes de départ inouïs. Le droit de prendre n’importe quelle décision imbécile sans pour autant être tenu responsable et quand ça arrive de quitter son emploi avec une prime et une retraite dorée. Le droit pour les hauts dirigeants de se payer des salaires annuels qui dépassent ce qu’un village entier ne gagnera dans une vie, puis de demander aux gens de ce même village qui travaillent pour ce haut salarié, de se serrer la ceinture et réduire leur salaire horaire et leurs conditions de travail pour que l’entreprise demeure compétitive. Le droit pour les hauts dirigeants de se payer des salaires et des primes très élevés ne laissant aux actionnaires ordinaires de ces entreprises que des miettes de profit.
Ce qui manque aux Chartres des droits et libertés, ce sont des devoirs qui permettent justement d’accéder à ces droits.
Le temps de légiférer la richesse me semble arrivé. La Planète ne survivra pas si nous ne prenons pas un virage VERT, ni un virage VERS la répartition de la richesse.
Pas question ici de me faire dire qu’on doit faire vivre une grande partie de la population à ne rien faire. Pas question ici de prétendre que la libre entreprise et le travail ardu doivent permettre la richesse point final. La mondialisation qui a réduit encore plus la possibilité des pauvres et des moins nantis à se hisser à un niveau supérieur, a permis en même temps aux riches de s’enrichir encore plus. Cette richesse, il faut qu’elle serve à venir en aide aux plus pauvres, à aider les peuples de l’Afrique par exemple, à se sortir de ce marrasme dans lequel ils se retrouvent, car là aussi, les droits sont présents, mais les devoirs absents.
Un africain comparait récemment la mondialisation, des pays riches versus les pays pauvres comme l’Afrique, à un lion et une gazelle.
Pour le lion, sa principale obligation en se levant le matin, s’il veut survivre, c’est de courir aussi vite que la moins vite des gazelles. Pour la gazelle, sa préoccupation le matin, pour survivre, c’est de courir plus vite que le plus rapide des lions. Vu comme ça, on comprend mieux.
Le dictateur se fout éperdument des droits de ses commettants, il ne s’attribue aucun devoir envers eux. Comment comprendre que des dictateurs quittent leur pays avec des milliards de dollars volés à leurs peuples et trouvent refuge dans des pays dits civilisés où ils vivent grassement, sans être inquiétés, avec les milliards volés et avec l’assentiment des dirigeants de ces pays d’accueil qui en principe devraient défendre les Droits de l’Homme et combattre ces dictateurs.
Il faut maintenant que les gouvernements qui vont renflouer les banques avec nos impôts, exigent de ces banques que les dirigeants se serrent la ceinture et reçoivent des salaires respectueux de la situation dans laquelle ils nous ont placés et que les réductions du taux de base de la banque centrale ne servent pas à engranger des profits pour les banques mais à réduire les taux d’intérêts des emprunteurs. En ce qui concerne les entreprises privées, en plus d’exiger le remboursement de cet argent qui leur sera PRÊTÉ j’espère, et non pas DONNÉ, ou remis en subvention non remboursable, qu’ils payent aussi de l’intérêt sur cet argent et s’ils font faillite, que les dirigeants soient tenus responsables de leurs actes et que leurs biens soient saisissables en garantie de leurs bonnes intention et surtout de leur bonne gestion. Il me semble que ce n’est pas trop demander. Ils ont le devoir de rendre compte de leur gestion, de leurs actes. Cela vaut aussi pour les politiciens, pour les ministres et les Premiers Ministres.
Quand nous vivrons dans une société de Droits et de Devoirs, nous aurons l’équilibre essentiel à la survie de la Planète.
Si c’est un crime dans nos sociétés que la non-assistance à un être humain en danger, que faut-il croire de ce qui nous arrive actuellement.