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Sommes-nous restés caves?

Sommes-nous restés caves? Posted on 25 mars 2009Leave a comment

Qu’est-ce qu’on fait devant la situation économique actuelle?

Comment doit-on nous comporter envers les événements qui nous bousculent?

Il me semble que nous avons suffisamment procrastiné depuis 1760, non?

Il me semble que nous avons atteint le fond du baril de merde que les Québécois croient ordinairement devoir bouffer pour gagner leur ciel?

Pourtant, en 1960, il y aura bientôt « 50 ans », nous avons mis un holà à la culture judéo-chrétienne qui nous laissait croire que nous étions nés pour un petit pain, que nous descendions de porteurs d’eau et que nous devions nous borner à la revanche des berceaux.

Il me semble qu’à l’ère d’Internet, des i-phones, i-pods, des GPS, nous pourrions mieux nous aligner que ça sur le progrès, sur l’avenir. Il me semble qu’avec l’accès aux nouvelles planétaires, aux images instantanées du coin le plus reculé de la Terre, quand ce n’est pas le coin le plus éloigné de l’Univers, nous sommes suffisamment renseignés, allumés pour avoir un comportement vachement plus adulte, responsable, que celui que nous affichons.

Sommes-nous des mauviettes? Allons-nous nous laisser plumer comme de vulgaires volailles, sans rien dire, sans nous défendre, sans demander des comptes aux « plumeurs professionnels »?

Claude Péloquin n’a-t-il pas écrit : « Vous n’êtes pas tannés de mourir, bande de caves? » 
Ça fait bien 40 ans de ça!

Dites-moi si vous croyez que nous avons changé?

Quelques-uns oui, mais pas la majorette silencieuse, alors non, la majorette silencieuse, elle est restée cave. 
Elle se laisse toujours embobiner et pas à peu de chose près, non, profondément, au plus profond de son fond.

Si tel n’était pas le cas, dites moi comment des Maddoff, des Lacroix, des banques, des compagnies d’assurances, des pétrolières, des gestionnaires d’entreprises privées ou de la Couronne, des organisations de toutes natures, se remplissent les poches et remplissent celles de leurs familles, amis et comparses, quelquqes-uns en fraudant honteusement, les autres en siphonnant notre argent de toutes les manières, par des hausses de prix inadmissibles, par des profits exorbitants, par des primes faramineuses sans justifications autres que celles qu’ils ont un contrat qui leur a été signées par leurs ti-n’amis et que conjointement ils se grattent le dos, se congratulent, se lèchent le cul et s’enrichissent mutuellement.

Dites moi pourquoi ensuite, quand la Bourse dégringole, qu’il n’y a plus d’argent nulle part, dites moi pourquoi il faut renflouer ces profiteurs avec nos impôts, pour leur permettre de se graisser encore mieux, de s’acheter des jets, se procurer des hangars modernes et luxueux, pour assister à des réunions à demander des milliards de fonds publics en s’y rendant en jet privés et s’octroyer encore des primes au rendement.

Dites moi pourquoi nous laissons s’en tirer un gouvernement qui ne tient pas ses promesses, qui ne fait que des études, des commissions d’enquêtes, des tables de concertations, des réunions inutiles, qui traîne en longueur tout ce qui devrait être fait depuis des années, comme la 30, le CHUM, les viaducs, l’échangeur Turcot, les routes, le réseau de la santé, l’éducation, la ville de Montréal ingérable à cause de politiques protectionnistes des votes. Qui nous dit une chose un jour et son contraire le lendemain, promet qu’il n’y aura pas de déficit et ensuite nous dit qu’on aura 3 à 5 ans de déficit, qui ne connaît pas les pertes de la Caisse de dépôt alors que l’opposition leur donne le chiffre, en même temps que le gouvernement s’esclaffe et ridiculise l’opposition. Ce gouvernement nomme des gestionnaires décriés de tous, paye des salaires avec de grosses augmentation pour les gestionnaires qu’il nomme en temps de crise.

Si nous n’étions pas des caves, personne n’oserait nous traiter ainsi, agir ainsi.

Quand?  Quand prendrons nous conscience de ce fait et surtout quand aurons nous suffisamment de volonté pour exiger que tout cela cesse?
Quand aurons nous suffisamment mangé notre quota de merde pour être rassasiés et exiger enfin de manger de la moulée?

Car s’il s’avérait que nous ne soyons pas caves, alors il serait évident que nous avons cessés de produire de l’histamine, nous dormons.

Souhaitons si tel est le cas, que nous dormions jusqu’au stade 4 du sommeil. Nous serons peut-être confrontés à quelques terreurs nocturnes, mais cela ne devrait pas nous effrayer, habitués que nous sommes aux terreurs diurnes actuelles. Nous pourrions nous confronter à quelques états somnambulistes, mais là aussi, marchons nous de jour, en somnambules depuis longtemps. L’espoir réside surtout dans le fait qu’au stade 4 du sommeil, ont lieu les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance. Peut-être qu’enfin, nous pourrions envisager croître en adultes responsables et exigeants, qui refuseraient de se laisser embobiner comme avant.

0 comments

  1. L’indifférence de la majorité silencieuse est son arme la plus perfide. On ment dans les sondages, on vote tout croche, on chiâle juste quand le Canadien perd, on descend dans la rue quand un terroriste s’ennuie à Guantanamo avant d’être jugé…
    Drôle de peuple !

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