Le Québec de 2008 étant reconnu comme un peuple accueillant et généreux, il est conscient de l’importance de recevoir sur son territoire, de nombreux individus qui souhaitent y vivre un jour. Ces individus doivent savoir au préalable où ils vont et comment ça se passe, là où ils vont. Ils doivent aussi savoir qu’il est dans leur intérêt de vivre comme les autres, de parler la même langue et de souscrire aux mêmes lois. Ils ont le droit de pratiquer leur religion, mais pas de l’imposer ni en imposer des bribes de manière à venir changer les lois ou imposer aux individus de cette communauté, des attitudes qui leur sont totalement inconnues et mêmes contrairement habituelles voire acceptables. Sachant cela à l’avance, si les conditions exigées ne sont pas en conformité des ambitions des individus souhaitant vivre au Québec, ces mêmes individus ne doivent pas espérer changer les choses en venant quand même. Ils seraient avantagés de choisir un endroit plus compatible avec leurs aspirations.
Si la vue d’une statue vous horripile, vaut mieux s’abstenir de venir ici, même chose à la vue d’une église, Montréal est réputée être la ville aux cents clochers, si la vue d’une église est offensante pour votre vue, à moins d’être aveugle, ne venez pas ici. Si vous y venez, ne demandez pas ensuite que nous démolissions les églises qui offensent votre vue. Ne plus présenter de signes religieux voudrait dire à la limite ne plus permettre d’églises, de temples ou de synagogue ou de mosquée. Faut-il vraiment que face à des changements, le balancier aille obligatoirement du côté extrême?
Savoir écouter les autres et tenter de les comprendre ne signifie pas non plus adhérer à tout et encore moins à n’importe quoi! À mon sens, il faut conserver tout ce que l’on est tout en tenant compte d’un environnement qui change avec le temps.
Un monde parfait serait celui où chacun aurait des différences tout en étant égaux devant la réussite, la justice humaine, l’éducation gratuite et obligatoire jusqu’à l’université ou un diplôme professionnel, le droit à des soins médicaux gratuits…
En tant que citoyen nous devons respecter tout le monde et cela impose une plus grande obligation de la part de l’immigrant que du citoyen « de souche ». N’allez pas demander à vos femmes de se voiler alors que nous avons combattus pour libérer les femmes du joug des hommes. Ici, les femmes marchent aux côtés des hommes, main dans la main, libres, sans contraintes et ça ne changera pas.
Alors si voilà de tels accommodements, ne prétendez pas qu’ils soient raisonnables, ils sont irrecevables. Jamais le Québec, qui est probablement la société la plus évoluée au monde, ne permettra que l’on détruise l’Histoire du Québec, qu’elle soit religieuse, linguistique, politique, civile ou autre. Jamais nous éliminerons de nos vies et de notre vue les signes distinctifs de notre Histoire. Il faudra vivre avec en sachant que si l’on vient au Québec, c’est pour devenir Québécois avant tout, c’est pour changer de vie, de langue et de culture. Le Québec est tellement un pays différent des autre, tellement compréhensif, qu’il est le seul pays au monde à faire honneur à ses conquérants et à ses bourreaux parfois. De nombreux noms de villes, rues, boulevards, parcs, statues etc, portent le noms de ces envahisseurs, de ces colonisateurs, de ces bourreaux qui ont asservis ce peuple français et cela demeure parce que nous ne camouflons pas l’Histoire, même la pire.
Je suis aussi défenseur de conserver votre langue, votre culture et votre religion. Faites ça d’abord chez-vous, à la maison. Ailleurs, adaptez vous, intégrez-vous, car si vous restez entre vous, vous formerez des ghettos et c’est là que les problèmes de compréhension se lèveront. Intégrez-vous au Québec francophone en parlant la langue et en apprenant l’Histoire, devenez un « pure-laine » en sachant ce qu’est ce pays.
Un pays se doit d’être accueillant, mais pas à n’importe quel prix. L’immigrant se doit d’être respectueux de son pays d’accueil et du peuple qui le compose. Je profite ici de cette occasion pour parler du peuple qui compose un pays d’accueil. Trop souvent ici, voyons-nous les anti-séparatistes (donc les fédéralistes) user du mot « de souche ou pure-laine » pour diminuer ou détruire la nation québécoise en la ridiculisant par cette expression. Mais est « de souche », celui qui naît sur le sol d’un pays, or n’importe qui de n’importe quelle origine peut être un « de souche », il lui suffit d’être né sur le sol de ce pays. Un Haïtien de souche est un Haïtien né à Haïti, un Français de souche est un Français né en France. Je ne vois pas où est le mal dans cette expression aussi simple.
Mais un véritable citoyen d’un pays, est celui qui peu importe qu’il y soit né ou qu’il y soit venu vivre, aime ce pays profondément, sait se faire aimer de ce pays et ses habitants, parle sa langue, connaît son histoire, participe à la vie socio-communautaire, travaille ou bâtit son entreprise, éduque ses enfants dans sa culture et leur apprend d’autres langues si elles sont parlées par les parents, mais éduque aussi ses enfants dans la langue française et s’assure que ces derniers « pures laines » aimerons d’abord leur pays de souche sans pour autant ne pas aimer le pays d’origine de leurs ancêtres.
L’immigrant peut prendre un certain temps avant de bien maîtriser la langue française et connaître correctement l’histoire de ce pays, mais rien ne dit qu’il ne peut pas faire ça rapidement aussi. S’intégrer nécessite forcément que l’individu fasse les premiers pas et aille vers les accueillants et non pas le contraire, même si l’accueillant se doit aussi de se montrer affable. Mais une fois que l’immigrant a fait ses classes, il n’y a rien qui l’empêche d’être alors un « pure-laine », car à mon avis, plein d’immigrants sont des « pures-laine » alors que plein de « de souche » n’accèderont jamais au vocable de véritables « pure-laine »..
Pour être « de souche » il suffit d’être né sur ce sol, mais pour être « pure-laine » il faut aimer ce pays, parler sa langue, connaître son histoire et être productif dans un ou plusieurs domaines et le plus important, il faut se faire aimer de ce peuple accueillant. Ça n’a rien à voir avec la race, la couleur, la religion ou la nationalité, ni même le sexe, l’orientation sexuelle ou l’éducation.
Mais ne perdez pas votre langue, parlez la à la maison, enseignez la à vos enfants et qu’eux, transmettent votre langue, votre culture et vos traditions à vos descendants. En même temps, devenez québécois en aimant ce pays comme le vôtre, en vous y faisant aimer, en parlant la langue, en connaissant son Histoire et en défendant son drapeau. « Pure-laine », vous serez un « vrai québécois » devenu. Ce jour-là, le jour où vous serez « reçu » citoyen de ce pays, faites le choix de devenir Québécois et alors, sachez que cela comporte plein d’avantages et vous le saurez parfaitement, mais que d’être québécois et de vivre enfin dans un pays aussi magnifique, comporte un choix qui ne devrait pas être difficile si vraiment vous êtes devenus citoyen de ce pays dans le plus profond de votre coeur et de votre âme. N’oubliez surtout jamais que si vous avez des droits, vous avez aussi des devoirs. Malheureusement, le gouvernement n’a pas su les inclure dans la Chartre des Droits, mais sachez que jamais, au grand jamais, une société n’a acquis des droits sans que ces derniers ne soient siamoisement associés à des devoirs. S’ils ne sont pas inclus dans la Chartre, à vous de les découvrir, c’est très facile, il suffit de vous demander ce que vous attendez des autres.
Le plus beau et merveilleux « pure-laine » venu d’ailleurs que je connaisse, c’est Boucar Diouf.
Allez voir sa biographie sur le site de Radio-Canada, vous comprendrez vite ce que j’ai voulu exprimer ici.
Boucar est l’exemple parfait d’un immigrant qui s’est intégré à son nouveau pays.
Cet homme aime le Québec et le Québec l’aime.
La patrie est là où l’on sait se faire aimer… dans son cas, tout le monde l’aime, c’est un parfait pure laine.
http://www.radio-canada.ca/television/deskiwisetdeshommes/animateurs/boucar.shtml